Ce post s’insrit dans la série « FAQ Effets » ou les effets expliqués. Une questions très commune est : « où dois-je brancher tel ou tel effet dans la chaîne ? ».
J’ai créé deux schémas montrant l’ordre considéré comme « optimal » pour la plupart des styles. Optimal car, par exemple, brancher une réverb avant une distorsion produit un son plutôt brouillon et on peut en dire autant pour beaucoup de combinaisons d’effets.
Notez que les règles sont faites pour être transgressées (en musique tout du moins 😉 ) et qu’il est recommandé d’expérimenter !
Cas 1 : tous vos effets sont branchés avant votre ampli (vous n’avez pas de boucle d’effets)
Ce premier cas montre l’ordre optimal des effets si toute la chaine est branchée dans l’entrée de votre ampli, réglé vraisemblablement en son clair pour éviter l’effet « brouillon » produit par un delay ou une réverb branchés avant une overdrive/distorsion:

Remarques :
- On peut débattre du fait qu’une Whammy est la même chose qu’un pitch-shifter ce qui n’est pas faux mais je fais ici la différence entre des effets de pitch qui se placent en premier dans la chaine comme la Whammy et des pith-schiters numériques plus « sophistiqués » comme les modèles Eventide qui peuvent se placer après une distorsion/overdrive.
- Les effets de modulation comme les chorus ou flanger peuvent se placer avant une distorsion mais le son est assez différent de quand ils sont placés après donc comme je l’ai déjà écrit : expérimentez !
Cas 2 : si votre ampli a une boucle d’effets (Effects Loop ou FX Loop en anglais)
Le principe de la boucle d’effets a été inventé pour que les effets qui bénéficient d’être branchés après une distorsion/overdrive puissent l’être après l’overdrive naturelle d’un ampli. Une boucle d’effet se matérialise sur un ampli par deux connecteurs: « FX LOOP SEND » qui part vers l’entrée des effets et « FX LOOP RETURN » qui est connecté à la sortie des effets.

Il y a quelques notions à connaitre à propos des boucles d’effet. La boucle est placée entre les deux parties principales d’un ampli : le préampli et la section de puissance (ou ampli de puissance). Dans la plupart des amplis modernes, l’overdrive est générée par le préampli puis le signal va dans la boucle d’effets avant d’être amplifié de façon relativement transparente par la section de puissance. Transparence signifie que des effets tels que delay et réverb ne sont pas distordus.
C’est un fonctionnement assez différents des premiers amplis à lampes qui ne possédaient ni volume général (master volume) et encore moins de boucle d’effets. Je parle ici des vieux Fender, Marshall ou VOX par exemple, mais aussi de leur rééditions toujours vendues à l’heure actuelle. Avec ces amplis, pour obtenir de la saturation, il faut mettre le volume très fort de façon à faire saturer à la fois les lampes de pré-amplification et les lampes de la section de puissance. On parle parfois de « saturation de puissance » (« power tube saturation » en anglais). Certains guitaristes comme Eric Clapton ou Jeff Beck sont friands de ce type de son ce qui explique pourquoi ils utilisent toujours des amplis que l’on pourrait qualifier d’archaïques en terme de réglages et connexions.
Pour placer un delay ou une Reverb après ce genre d’ampli vous avez le choix entre placer un micro devant l’ampli et traiter le signal ou utiliser un « absorbeur de puissance » comme le THD Hotplate qui va transformer le son de l’ampli en son « ligne » auquel vous pourrez applique un effet avant de devoir le ré-amplifier. Des solutions assez compliquées quand vous n’êtes pas une rock star en comparaison d’un ampli à boucles d’effets ou de l’utilisation de pédales devant un ampli en son clair.



