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Foire aux Questions sur les Effets

Germanium Fuzz par Buffalo FX – Comment utiliser une Fuzz

Il y a quelques semaines, un email de Steve, alias Buffalo FX, sujet de sa majesté installé en France, trouva le chemin de ma boîte électronique. Il me proposait d’essayer une pédale Fuzz « fait main » basée sur des transistors au Germanium.

« Yes » lui répondis-je mais pour être honnête, je ne m’attendais pas à grand chose. Je ne suis pas très « Fuzz » pour la simple raison que toutes les Fuzz que j’ai pu essayer ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable : je les ai toujours trouvé « brouillonnes » et sonnant plus comme une scie électrique que comme Hendrix sur « Band of Gypsies ».

Et bien les aminches, on peut dire que quand j’ai branché la création de Steve au derrière de ma Strat favorite, ce fut la claque. C’est gras mais précis à la fois, pas agressif, peut sonner comme Hendrix ou bien plus moderne selon les effets qu’on lui adjoint. Bref, je fus conquis !

Comme toujours, j’ai enregistré deux vidéos démontrant la bête avec des micros simples et des doubles (voir à la fin du billet pour les impatients).

Je vais faire d’une pierre deux coups et donner quelques conseils d’utilisation d’une pédale Fuzz. Mais avant cela, examinons la création de Steve.

Qualité fait main

La Fuzz au Germaium de Buffalo FX est extrêmement bien construite, c’est plus de la haute couture que du prêt à porter. Elle se présente dans un boitier métallique blanc et comporte un bouton de « drive » (gain) et un bouton de « level » (volume de sortie). Dans la tradition des Fuzz type « Fuzz Face », il n’y a pas de bouton de tonalité. J’ai toujours trouvé que cela manquait sur ce type de Fuzz mais pas dans le cas de cette pédale. J’ai enregistré les vidéos que l’on peut voir plus bas avec un ampli Fender Champ des années 70, ampli assez brillant s’il en est, et je n’ai pas trouvé le son de la Fuzz Germanium de Buffalo FX trop agressif ou aigu. Notez que Steve propose un modèle à 4 boutons, avec plus d’options de tonalité.

Il y a tout de même des entorses bienvenues à la tradition : une diode bleue super brillante et une entrée d’alimentation type Boss 9V. Noter au sujet de l’alim que vous ne pouvez alimenter la Fuzz de Buffalo FX avec les même transfo que d’autres pédales pour cause de polarité inversée (ou un truc dans le genre, je suis guitariste moi, pas électronicien). Il vous faudra donc utiliser une alim dédiée pour la Fuzz.

Il est également possible d’utiliser une pile. L’installation de la dite pile m’a d’ailleurs permis d’admirer le travail de Steve en ouvrant la pédale, c’est très très propre, chapeau !

Où placer une Fuzz dans votre chaîne d’effets

En général, une Fuzz se situe au début de votre chaîne d’effets, avant les effets de spatialisation type réverb ou delay. Elle se marie bien avec un ampli réglé en son clair ou pour booster un ampli déjà saturé. Elle se marie également bien avec d’autres distorsions ou overdrives pour un son très saturé. Au sujet de ces dernières, le placement varie, j’ai personnellement assez aimé le placement de ma Tube Screamer avant la Fuzz au Germanium de Buffalo FX, histoire de la booster (voir les vidéos plus bas). D’autres préfèrent placer leur overdrive après la Fuzz comme je l’ai démontré dans un billet précédent.

Il peut être difficile de prévoir comment deux pédales « de gain » vont interagir donc l’expérimentation est indispensable. Cela vaut également pour le placement de la wah wah: avant ou après la Fuzz dépend des préférences.

J’ai enregistré des démos vidéos avec un ampli en son clair pour montrer les qualités intrinsèques de la pédale mais l’utilisation d’une Fuzz avec un vieux Marshall déjà saturé est bien sûr un grand classique utilisé par Hendrix ou Eric Johnson.

Trucs et astuces pour Fuzz

Je montre deux « trucs » dans les vidéos plus bas :

  1. Utilisation du volume pour baisser le taux de Fuzz et récupérer un son plus clair. C’est un truc qui était universellement utilisé avant l’avènement des amplis multi-canaux. Le truc sympa est que vous pouvez aller de presque clair à crunch à maximum Fuzz rien qu’en manipulant le volume de votre guitare. C’est particulièrement efficace avec une Stratocaster ou apparentée.
  2. Utilisation de la tonalité sur la guitare : un autre truc qui se perd à l’ère des multi-effet et autres modéliseurs, mais baisser la tonalité sur votre guitare permet d’obtenir un son mois agressif et plus gras. Eric Clapton fût par exemple très friand de ce truc quand il jouait dur Gibson. C’est très efficace avec une bonne Fuzz comme la Buffalo FX.
Vidéos

Sans plus attendre, voici une démo de la Fuzz au Germanium de Buffalo FX utilisant une Stratocaster à micros Kinman. L’ampli utilisé est un Fender Champ de 1974. Il y a une Réverb Boss RV-3 en bout de chaîne, juste avant l’ampli. J’introduis à un moment donné un delay TC Electronic Flashback (en mode Analog) et une Tube Screamer Analogman TS9 placée avant la Fuzz :


Et maintenant, la même chaîne d’effets avec une Gibson SG Reissue 61, admirez la différence avec la Stratocaster : la personnalité de chaque guitare est totalement respectée.

 

Autres modèles Buffalo FX

Le modèle testé ici est le modèle « deux boutons ». Il existe un modèle à quatre boutons ainsi que des modèles au Silicium (voir ce billet au sujet de la différence entre les deux). N’hésitez pas à rendre visite à Buffalo FX pour plus d’informations ainsi que pour commander.

 

Réverb et guitaristes, deuxième partie: utiliser la réverb comme un effet

Comme je l’ai rapidement montré à la fin de mon précédent billet, une réverb peut être utilisée comme un effet plus que comme un outil d’amélioration du son. Dans ce dernier cas, l’utilisation de la réverb est plutôt subtile. Dans le cas où l’on utilise la réverb comme un effet, point de subtilité, l’idée est d’entendre le traitement.

Nombre de guitaristes se sont tournés vers la réverb afin de grossir leur son et l’on peut dire que Fender fût pour beaucoup dans la diffusion de cet effet. Les amplis de la marque sont souvent pourvus d’une réverb à ressort, même s’il y a des exceptions. Et n’oublions pas leur réverb à lampe que pouvez adjoindre à n’importe quel ampli.

Le Twin Reverb, ampli mythique de Fender

Certains styles sont même indissociables de l’utilisation de réverb à ressort. La musique Surf en est l’exemple absolue mais il suffit d’écouter un album ou un live de Stevie Ray Vaughan pour s’apercevoir qu’elle est partie intégrante du son de nombre de bluesmen électriques.

Au delà des réverbs à ressorts intégrées aux amplis, il existe des exemples classiques d’utilisation de la réverb de façon un tant soit peu exagérée pour obtenir un gros son bien baveux. L’intro de la version studio de Voodo Chile d’Hendrix est complètement magnifiée par une réverb à plaques EMT, un classique de studio des années 60.

Lors d’une utilisation en live, il convient cependant de faire attention à ne pas trop y noyer votre son, à moins bien sûr que cela soit votre intention. Gardez également à l’esprit que toute pièce, studio, salle de concert, etc. comporte déjà une réverb naturelle qui va s’additionner à votre son (voir mon précédent billet à ce sujet). Souvent, point trop n’en faut…

C’est peut–être une des raisons pour lesquelles les pédale de delay furent si populaire dans les années 80 pour élargir l’espace sonore. Un delay peut être un peu plus facile à contrôler mais l’effet est différent de la réverb, effet qui semble (re)-devenir très populaires parmi les gratteux de tous poils.

Ajouter une réverb à votre matos

Une réverb est en général présente dans les multi effets depuis les années 80 mais ll y a encore 10 ans, seul Boss proposait une pédale compacte de réverb. Depuis, nombre de modèles sont apparus sur le marché, voici une courte sélection :

  • Boss RV-5 : continuant une longue tradition de pédales numériques de réverb, la RV-5 a remplacé la RV-3 il y a quelques années. Elle a perdu les delays de cette dernière mais a gagné une simulation de réverb à ressort, entre autres. Bientôt une démo de la RV-3 ici-même, modèle assez facile à trouver d’occasion.
  • Electro Harmonix: la marque new yorkaise a maintenant plusieurs réverb à son catalogue. La Holy Grail et ses petites sœurs, proposant grosses réverb numériques ou simulation de réverb à ressort semble très populaires.
  • La T-REX Room-mate est numérique mais comporte une lampe pour réchauffer le son.
  • La TC Electronic « Hall of Fame », très compacte, est toute nouvelle mais semble très prometteuse comme le reste de la gamme Tone Print. Notez que TC Electronic propose également un modèle plus onéreux, la Nova Reverb. Voici une démo en vidéo de la Hall of Fame qui montre toutes les possibilités offertes par une bonne pédale de réverb :

 

Et voici finalement une démo en vidéo des modèles Sole Mate et Reverbmate de Vanamps qui ne sont ni plus ni moins que de véritables réverbs à ressort sous forme de pédales, pour ceux qui exigent le son le plus authentique :

Réverb et guitaristes, première partie : un effet de studio indispensable

J’ai reçu plusieurs commentaires me demandant pourquoi j’ajoute un peu de réverb sur certaines de mes vidéos Youtube. Pour y répondre, voici une série de billets décrivant les deux types d’utilisation de la réverb pour nous, guitaristes. Dans cette première partie, je vais me concentrer sur l’utilisation de réverb en studio et expliquer pourquoi j’en ajoute un peu sur certaines vidéos. Vous trouverez également des exemples sonores à la fin du billet. La deuxième partie sera dévolue à l’utilisation de réverb en tant qu’effet, en live ou en studio.

Réverbération naturelle ou artificielle

Dans un espace clos, les sons rebondissent sur les parois et créé une espèce d’écho résonant appelé réverbération. Pour prendre des cas extrêmes, dans une grotte ou une cathédrale, le son peut réverbérer pendant plusieurs secondes. Même dans un petit espace, vous entendrez de la réverbération, aussi courte soit elle. Essayez de taper dans vos mains dans vos toilettes ou votre salle de bains et vous l’entendrez certainement.

Une unité de réverbération (ou réverb) est un appareil de traitement sonore qui va reproduire ce phénomène sur le signal entrant et donc simuler un espace plus ou moins grand. Le terme d’ambiance est parfois utilisée pour évoquer une réverbération relativement courte.

La réverb est un effet aussi vieux que les premiers studios ou stations de radio. Les producteurs et ingénieurs du son de l’époque se sont vite aperçu que la reprise d’une source (voix, guitare, etc.) avec un micro placé tout prêt de celle-ci produisait un son très sec et peu naturel car il lui manquait tout espèce de réverbération naturelle.

Pour résoudre ce problème, des méthodes de production artificielle de réverbération furent inventées. La plus primitive consistait à placer un haut parleur d’un côté d’une pièce vide et un micro de l’autre côté pour capturer l’acoustique de la pièce. Plus tard, des réverbérations électro-mécaniques telles que les réverbs à ressort ou les réverbs à plaques, très populaire dans les années 60, apparurent. Enfin, les technologies numériques devinrent abordables et l’on trouve maintenant des réverbs capables de simuler tout type d’espaces sous forme de plugins logiciels, pédales, racks, etc. Je vous engage à consulter les pages françaises et anglaises de wikipedia dédiées à la réverbération sonore pour de plus amples informations sur le fonctionnement des différents types de réverbérations artificielles.

 

Reverence est un plugin de réverbération livré avec Cubase 5 qui utilise un procédé dit de convolution pour simuler des espaces existants

Il m’arrive donc d’utiliser un peu de réverb artificielle sur mes vidéos car je reprends mon ampli avec un micro placé très près et ne bénéficie donc pas de la réverbération naturelle de la pièce dans laquelle l’ampli se trouve. Au lieu d’utiliser de la réverb artificielle, il est possible de placer le ou les micros reprenant l’ampli plus loin de façon à reprendre l’ambiance de la pièce mais, ce faisant, il peut arriver que soient repris des sons indésirables. Tout est affaire d’expérimentation…

Exemples de réverbérations de studio utilisée sur une guitare

Voici un court exemple sonore enregistré en plaçant un micro très près de la gamelle de mon Fender Champ. Aucune réverb n’a été appliquée et le son est très « sec » :

Audio MP3

Voici maintenant le même extrait avec un peu de réverb « room » simulant une petite pièce. J’ai utilisé pour cela le preset « LA Studio » du plugin Cubase Reverence.

Audio MP3

La différence est subtile mais la réverb donne plus de profondeur et de rondeur au son. Il s’agit du type de réverb que j’applique à certaines de mes vidéos Youtube. Subtilité est le maître mot lorsqu’une réverb est destiné à « renforcer » le son.

Et voici maintenant le même extrait avec une réverb beaucoup plus marquée, j’ai utilisé pour cela le preset de réverb à plaques 3 secondes du plugin Cubase Reverence.

Audio MP3

On remarque que l’on entend la réverb et que le son d’origine est modifié de façon conséquente. Dans ce cas, la réverb est utilisée plus comme un effet que comme un outil d’amélioration du son au sens strict.

Voici maintenant le même extrait dans un contexte d’arrangement complet, toute réverb a été supprimée :

Audio MP3

Encore une fois, le son est plutôt sec. En ajoutant plus ou moins de simulation de réverb à plaques sur chaque instrument, on obtient ce résultat plus spacieux :

Audio MP3

Bien sûr, cela reste affaire de gout, certains aiment leur son plus ou moins sec mais la réverb reste un effet de studio incontournable.

C’est tout pour la première partie. Nous allons voir dans la deuxième partie que la réverb est un effet indispensable pour certains styles guitaristiques, et je ferai une sélection de modèles de réverb prêts à rejoindre votre matos.

Comment utiliser les effets de modulation, troisième partie : le Chorus

Après le Phaser et le Flanger, ce troisième billet spécial « effets de modulation » est dédié au Chorus. Effet sur-utilisé sur les son clairs dans les années 80, il semble avoir un peu perdu de sa popularité depuis les débit des années 90. Il reste cependant un classique.

J’ai préparé deux vidéos de démonstration, utilisant pour cela mon Boss CH-1 et mon Boss CE-2 (quasi vintage). Vous trouverez également à la fin de ce billet une courte sélection de pédales de chorus.

Deux pédales de chorus classiques par Boss - Photo by Pia Jane Bijkerk
Les origines du Chorus

L’effet « chorus » se rencontre dans la nature lorsque deux musiciens (ou chanteurs) jouent la même chose à l’unisson. A cause des différences subtiles de timbre, de hauteur ou encore d’articulation, le résultats est affecté d’un effet de « choeur ». Electroniquement, il est reproduit en mixant le signal entrant avec une copie de lui-même passé à travers un delay et dont la hauteur est modulé par un oscillateur.

Quelle est la différence avec un Flanger ? Vous vous souviendrez de mon récent billet sur le Flanger où j’explique qu’il est créé en utilisant un delay très court. Une des différences essentielles, mais pas la seule, est que le temps de delay sur les Flanger est plus court que sur les Chorus. Le Flanger a un son « d’avion au décollage » dont le chorus est généralement incapable.

Retour aux années 80

La première pédale de chorus de l’histoire est très certainement le Boss CE-1, sorti en 1976. Il marqua la création de la marque Boss, une division de Roland. Cet effet, relativement nouveau, fût adopté rapidement. Au début des années 80, il était très rare de rencontrer un guitariste sans un chorus dans son arsenal. Il était en particulier employé sur les sons clair. Andy Summers est par exemple un utilisateur célèbre du Boss CE-1 et nombre de tubes de The Police  bénéficie d’arpèges « chorusés » du plus bel effet. Mais l’attrait pour le chorus dépasse toutes les barrières de style et on le retrouve en Jazz, Funk ou Rock.

Pour la petite histoire, le circuit du Boss CE-1 est basé sur le chorus intégré d’un ampli Roland devenu légendaire parmi les modèles à transistors: le JC-120 (ou Jazz Chorus 120). Celui-ci est toujours fabriqué et dispose d’un chorus intégré stéréo. Il fût utilisé par des artistes aussi différents que Robert Smith (The Cure) ou Joe Satriani (notamment sur Surfing in a Blue Dream).

Réglages et placement dans la chaîne d’effets

La plupart des pédales de chorus ont au moins deux réglages : Depth and Rate. Le réglage de depth contrôle la profondeur (ou intensité) de l’effet tandis que le réglage de Rate contrôle la vitesse d’oscillation.

Le Boss CH-1 que je fait figurer dans les vidéos plus bas a deux réglages en plus de Rate et Depth. Il s’agit de Level (taux d’effet) et EQ permettant de contrôler la brillance de l’effet ce qui peut être assez utile car un chorus peut rendre le son un peu agressif.

En terme de placement dans la chaîne d’effets, je recommande de placer le chorus après la distorsion/overdrive (ou dans la boucle d’effets de votre ampli). On peut aussi le placer avant, l’effet sera un peu moins précis mais certains guitaristes préfèrent.

Chorus et son clair

Il est important de comprendre qu’il y a grosso modo deux types de chorus : chaud ou transparent. Si vous cherchez par exemple à obtenir le son de Kurt Cobain sur l’intro de « Come as you are », il vous faut un bon gros chorus analogique et chaud comme l’Electro Harmonix Small Stone utilisé lors de l’enregistrement. Certains guitaristes aiment ce genre de son tandis que d’autres préfèrenet que leur chorus soit plus transparent.

A ce sujet, les deux pédales que j’ai utilisées pour enregistrer les vidéos associées à ce billet représentent ces deux types de son : le CE-2 est plutôt chaud et sonne « gros » tandis que le CH-1 est plus transparent sauf à pousser ses réglages assez haut. Notez également que le CH-1 est stéréo tandis que le CE-2 est mono.

Je montre ici quelques réglages d’intensité moyenne puis des réglages plus extrêmes avec le CH-1 puis le CE-2. Mon son de base a un peu de compression grâce à mon MXR Dynacomp. Notez que le bouton de Level sur le CH-1 est à fond de façon à obtenir un effet de chorus assez prononcé :

Matos utilisé pour cette démo en sus des pédales de chorus : Fender Telecaster de 1978 avec micros d’origine, compresseur MXR Dynacomp (OUTPUT à 3h, SENSITIVITY à 9h), ampli Fender Champ de 1974 repris par un Rode NT4. Un peu de compression et de réverb ont été ajoutées sur Cubase.

Chorus et son saturé

Mettre un chorus après un bon gros son saturé va bous transporter 25 ans en arrière. C’est un truc que pas mal de « shredders » utilisaient.

Personnellement, je préfère utiliser un chorus transparent comme le CH-1 avec une grosse saturation plutôt qu’un CE-2. Je trouve que le bouton « Level » sur le CH-1 permet un meilleur contrôle sur le taux d’effet et préfère le garder réglé à « 2h ». Je montre au début de cette vidéo comment différents réglages de « Level » affectent le son :

Matos utilisé pour cette démo en sus des pédales de chorus: guitare custom fabriquée par Robin Bully, manche vissé, micros Schaller (Golden 50 en position chevalet), Analogman TS-9, Analogman DS-1. Un peu de compression, égalisation et réverb ont été ajoutés dans Cubase. J’ai utilisé un égaliseur graphique pour creuser le son dans les médiums pour un rendu plus « métal », bientôt un billet sur le sujet.

Petite sélection de pédales de chorus
  • Boss CE-5, CH-1 et CE-20 : avec ces trois modèles, Boss couvrent tous les sons de chorus. le CE-5 est le descendant de la série CE et le CH-1 est un modèle plus transparent. Quant au CE-20, il s’agit d’une pédale numérique permettant de reproduire le son de modèles courants ou mythiques comme le CE-1. Toutes ces pédales sont stéréo.
  • Electro Harmonix Small Clone : le son de Kurt Cobain sur « Come as you are », analogique et très chaud.
  • Line 6 Space Chorus : une pédale numérique à modélisation que j’ai eu la chance d’essayer. Son mode « Tri Chorus » est basé sur un modèle très rare des années 80 et je dois dire que ça sonne.
  • Ibanez CS-9: une réédition d’un classique des années 80, analogique et stéréo.
  • MXR Micro Chorus : récemment réédité, il s’agit d’un modèle petit et à un seul bouton. Il est cependant capapble de produire plus de sons que vous ne pourriez croire au premier abord.
  • Retro Sonic chorus: le canadien Retro Sonic s’est fait une spécialité de reproduire des pédales mythiques. Il propose un chorus basé sur le Boss CE-1.
  • Analogman Chorus : le précurseur des effets boutique proposent différents chorus qui ont trouvé leur public.

Note à propos des pédales de chorus stéréo : pour en profiter avec une guitare il vous faut deux amplis, un ampli stéréo (rare) ou un système en rack stéréo.

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